À l'origine, en 1993, les Panthers étaient installés dans un secteur peu recommandable de Miami. Un aréna vraiment désuet qui était situé à une quinzaine de minutes des plages et des quartiers branchés... Ce qui faisait probablement oublier aux joueurs tous les défauts du building.

Malgré tout, il fallait absolument construire un nouvel édifice pour cette équipe d'expansion. Afin d'éviter de renouveler un bail de location plutôt exorbitant, les travaux ont été complétés en un temps record par le même groupe qui a érigé le Fleet Center de Boston, le Marine Midland de Buffalo, le Ice Palace de Tampa et le Kiel Center de St. Louis.

Il aura fallu deux ans seulement pour compléter les travaux et, afin que tout soit prêt pour la date prévue, les sous-contracteurs qui soumissionnaient pour travailler sur le chantier devaient s'engager à ce que leur main d'oeuvre accepte d'être au boulot 10 heures par jour, six jours par semaine. Ceux qui ne pouvaient remplir de telles conditions n'avaient aucune chance de décrocher le contrat.

Si l'édifice est fonctionnel, sa localisation laisse cependant à désirer. Situé tout juste à côté d'un immense centre commercial, le Centre BankAtlantic n'a rien de pittoresque puisqu'il est ceinturé d'autoroutes et de jolis quartiers résidentiels. Son immense stationnement de 100 000 pieds carrés est certes décoré par des centaines de palmiers, mais (comme pour les Sénateurs) la ville la plus proche se retrouve tout de même à une quinzaine de minutes de voiture et il s'agit de Fort Lauderdale.

L'ambiance dans cette enceinte est plutôt moche. Malgré les efforts, le hockey ne semble pas gagner en popularité dans ce coin de l'Amérique et, même si les foules annoncées paraissent encourageantes, il y a encore des milliers de sièges vides dans les gradins.

Comme pour le Lightning à Tampa, il semble que le hockey se vend plus facilement si de jolies filles déambulent dans l'aréna pendant les parties des Panthers. À Sunrise, ont les a baptisé les Ice Dancers. Choyées par la nature, ces 15 beautés se chargent de l'animation pendant les arrêts de jeu, mais elles peuvent aussi se déplacer pour des fêtes à la maison ou au travail. Le Québec étant peut-être un peu loin pour elles, vous pouvez toujours vous consoler en achetant leur calendrier offert dans le site internet des Panthers !

Le Centre BankAtlantic en chiffres:

Capacité :

Hockey : 19 250

Basketball : 20 737

Arena Football et soccer : 19 779

Inauguration : 3 octobre 1998

Coûts de construction : 180 M$

Premier arrêt de la tournée Elevation Tour de U2 en 2001

Deux buildings bondés de Québécois

Peu importe que l'on se trouve au St. Pete Times Forum de Tampa ou au BankAtlantic Center de Sunrise, il faut surveiller la façon dont on s'exprime car il y a des Québécois éparpillés un peu partout dans les gradins ! Les matchs du Lightning et des Panthers sont devenus en quelque sorte des incontournables pour plusieurs snow birds qui migrent vers le sud chaque automne, afin de passer la moitié de l'année sous les palmiers.

Les touristes de passage constituent également une partie de la clientèle pour les deux équipes. Dany Marcotte et sa conjointe Lisa Marie Sutton sont parmi les Québécois qui ont fait escale à Sunrise ces dernières années.

« Il est pratiquement impossible d'acheter de bons billets au Centre Bell, et même encore, c'est hors de prix. Avant notre départ, ma blonde a magasiné dans Internet et elle nous a déniché deux billets dans la quatrième rangée et on a payé 70 dollars pour la paire. On pensait avoir réalisé le deal du siècle, mais dehors, un revendeur nous a offert de très bons billets pour 20 dollars chacun », lance en souriant le jeune Montréalais qui n'avait jamais eu l'occasion d'assister à un match d'aussi près.

En regardant plus attentivement, on constate qu'il faut débourser à peine 60 $ pour les billets les plus dispendieux affichés sur la liste des prix au guichet. Entre les maillots de bain et les camisoles, le jeune couple avait pris soin d'ajouter dans ses bagages des t-shirts du Bleu-Blanc-Rouge. Et ils ne sont pas les seuls audacieux à envahir l'amphithéâtre de l'ennemi.

Comme les Yankees?

En regardant dans les gradins, on remarque rapidement deux choses : il y a de nombreux bancs vides et énormément de spectateurs qui arborent un chandail ou une casquette du Canadien.

La majorité de ceux-ci sont des Québécois. Par contre, les Américains semblent aussi charmés par le Tricolore. C'est un peu comme si un amateur de baseball canadien portait un chandail des Yankees?

Évidemment, quand on commence à développer un nouveau champ d'intérêt, on débute naturellement avec les classiques.