À ces noms, on pourrait ajouter celui du défenseur de 21 ans Erik Karlsson, auteur de 45 points (7-38) en 48 matchs cette saison. Murray a fait confiance à ses recruteurs et a eu le culot de repêcher Karlsson au 15e rang en 2008... sous les huées des partisans réunis à la Place Banque Scotia d'Ottawa, où se tenait le repêchage. C'est que, selon plusieurs experts, le Suédois devait entendre son nom à la fin de la première ronde ou au début de la deuxième, mais pas aussi tôt!

Murray a osé et ça lui rapporte aujourd'hui. Tout comme la transaction qui a amené Michalek à Ottawa, à l'été 2009. Un gros poisson, Dany Heatley, a été sacrifié en retour, mais cette saison, Michalek se dirige vers un total de 40 buts et participera au match des étoiles, la fin de semaine prochaine.

De son côté, après une première saison difficile avec les Sénateurs, Gonchar offre du jeu solide et totalise 25 points (2-23) en 42 matchs.

Turris : un beau risque

Turris, qui ne voulait plus rien savoir des Coyotes de Phoenix, revendique quant à lui déjà 13 points (4-9) en 16 rencontres, au centre du deuxième trio. L'acquisition de ce troisième choix au total en 2007 constituait un beau risque pour Murray et ça lui rapporte jusqu'ici.

Même chose pour le gardien de but Anderson, un ancien de l'Avalanche du Colorado. Son contrat, qui se termine à l'été 2015, viendra peut-être hanter les Sénateurs, mais pour l'instant, sa fiche de 25-13-4, sa moyenne de 2,87 et son efficacité de ,911 comblent Murray et les partisans.

Michalek, Gonchar, Turris et Anderson sont au cœur des succès de l'équipe cette saison, elle qui occupe le quatrième rang dans l'Est avec un dossier de 27-16-4 pour 60 points, à deux points des Rangers de New York et du sommet.

Oui, la situation a changé rapidement à Ottawa... et pour Murray.